A/FC / IA UNE PRATIQUE, EN COURS.
Oui, l’IA a beaucoup
travaillé sur ce site.Moi aussi.
Depuis 2022.
Et toujours
en conversation.
J’utilise l’intelligence artificielle depuis 2022, et beaucoup plus sérieusement depuis 2023–2024.
Aujourd’hui, elle est un peu partout dans ma manière de travailler. Pour chercher, réfléchir, confronter une idée, préparer une interview, développer, synthétiser beaucoup d’informations ou simplement trouver un angle auquel je n’avais pas pensé.
Et ce portfolio en est probablement l’exemple le plus évident.
Une grosse partie de son code a été générée avec l’IA.
Autant le dire.
Mais entre demander « fais-moi un portfolio » et arriver à celui-ci, il y a quand même eu quelques conversations.
01 / PAS DE PROMPT MAGIQUE
Je ne sais pas faire de prompt parfait.
Et en vrai, je ne cherche pas vraiment à en faire.
Je commence généralement par donner beaucoup de contexte : ce que je veux, pourquoi je le veux, mes contraintes, ce que j’imagine déjà et les sources quand il en faut.
Puis je regarde ce qui revient.
Je corrige. Je confronte. Je précise. Je garde un morceau. J’en jette un autre.
Et quand je vois qu’un modèle commence vraiment à s’embourber, plutôt que d’essayer de le convaincre pendant vingt messages, je peux simplement changer de modèle et recommencer.
Le premier résultat est rarement celui qui m’intéresse le plus.
- 01Contexte
- 02Proposition
- 03Confrontation
- 04Vérification
- 05Choix
02 / PLUSIEURS OUTILS
Je change aussi d’outil.
Claude
AnthropicAngles éditoriaux & stratégie
« Pour explorer des angles de communication, préparer une interview et trouver les questions auxquelles je n’avais pas pensé. »
ChatGPT
OpenAIWorkflows longs & développement
« Pour dérouler des étapes longues, structurer du code, tester des hypothèses de travail et enchaîner différents outils. »
Gemini
GoogleRecherche récente & grands contextes
« Quand j’ai besoin de chercher des informations récentes via Google ou de traiter énormément de matière. »
Modèles locaux
En machine / laboExpérimentations & autonomie
« Essais en local — avec plus ou moins de succès — pour tester l’autonomie hors-ligne et explorer sans dépendance. »
J’utilise principalement ChatGPT, Claude et Gemini. J’expérimente aussi avec d’autres choses, notamment des modèles locaux — avec plus ou moins de succès — et un peu de génération d’images.
Je n’ai pas vraiment de modèle magique qui ferait tout mieux que les autres.
Je peux préférer Claude pour explorer des angles de communication, Gemini quand j’ai besoin de chercher des informations récentes via Google ou de traiter énormément de matière, et ChatGPT pour des workflows longs, du développement ou du travail avec différents outils.
Et ça change.
Les modèles évoluent, mes usages aussi.
Surtout, le modèle le plus pratique à un instant donné n’est pas forcément celui auquel je vais faire le plus confiance.
Trouver une information en quelques secondes ne m’empêche pas d’ouvrir la source.
03 / COMMUNICATION
En communication, je m’en sers beaucoup avant d’écrire.
Évidemment que je peux demander à une IA de m’aider à rédiger.
Mais ce n’est pas forcément là qu’elle m’intéresse le plus.
Je m’en sers pour chercher des angles éditoriaux, brainstormer, réfléchir à une stratégie, analyser une cible, préparer une interview, faire une synthèse, challenger une idée, faire un benchmark ou réfléchir à une situation sensible.
Pour une interview, par exemple, je vais d’abord faire mes recherches et préparer les questions qui me semblent importantes.
Ensuite, je peux donner tout ce contexte à Claude et lui demander d’explorer d’autres directions.
Pas pour remplacer mes questions.Pour trouver celles auxquelles je n’avais pas pensé.
Après, je choisis.04 / CE PORTFOLIO
Ce site est aussi une expérience.
Soyons clairs : aujourd’hui, si tu me poses devant une page blanche en me demandant de reconstruire seul tout ce portfolio en TypeScript, ça va être compliqué.
Je ne suis pas développeur.
Une grande partie du code que tu regardes a été produite avec des agents d’IA.
En revanche, le portfolio n’est pas apparu tout seul.
La direction artistique, les projets, les photos, ce que je veux raconter, ce que je ne veux surtout pas raconter, les textes, les choix et les changements de direction se sont construits au fil des échanges.
Il y a eu des propositions gardées.
Beaucoup de propositions modifiées.
Et quelques versions qui ont très rapidement fini à la poubelle.
05 / SOURCES
Une réponse
n’est pas une source.
SOURCE ORIGINALE / DATE / AUTEUR / CONTEXTE
Une IA peut avoir l’air extrêmement sûre d’elle et raconter n’importe quoi.
Donc quand une information compte, je vérifie.
Je retourne aux documents originaux. Je cherche les sources. Je recoupe.
Sur des sujets administratifs ou juridiques, par exemple, j’ai déjà vu des modèles ressortir des textes qui n’étaient plus en vigueur.
Trouver une information plus vite ne change pas une règle assez simple :
je veux savoir d’où elle vient.
06 / PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE
Générer, trouver et avoir le droit d’utiliser, ce n’est pas la même chose.
Utiliser une IA ne fait pas disparaître les sources, les auteurs ou les droits attachés à un contenu.
Quand j’utilise quelque chose qui n’est pas le mien, j’essaie d’identifier son origine, son auteur et les conditions dans lesquelles je peux réellement l’utiliser.
Une image trouvée grâce à une IA ne devient pas libre de droits.
Un texte résumé par un modèle ne perd pas sa source.
Et quand je ne sais pas, je préfère vérifier avant de publier.
07 / CODE / VÉRIFICATION
Générer quelque chose n’est pas la fin du travail.
Pour le code, même logique : je teste.
Sur certains projets, je demande aussi à d’autres agents d’examiner ce qui a été produit, notamment pour chercher des erreurs ou des problèmes de sécurité.
Ça ne fait pas de moi un développeur ou un spécialiste en cybersécurité.
Ça veut simplement dire que générer quelque chose n’est pas la fin du travail.
08 / DONNÉES
Et tout n’a pas besoin d’être donné à une IA.
J’accorde aussi beaucoup d’importance aux données auxquelles je donne accès.
Informations personnelles, documents internes, données utilisateurs, tokens, secrets, fichiers d’environnement : j’essaie de limiter ce qui est accessible au strict nécessaire.
Sur certains projets, j’ai même intégré cette vérification directement dans les consignes données aux outils pour qu’ils me signalent quand ce que je leur fournis contient potentiellement des données sensibles.
Ce n’est pas parfait.
Et justement : plutôt que de partir du principe que tout ira bien, je préfère commencer par donner moins.
09 / LA FRONTIÈRE
Il reste quand même une frontière.
Je peux demander vingt propositions.
Je peux faire challenger une idée.
Je peux faire relire un texte, chercher d’autres angles ou demander à une IA de m’expliquer pourquoi quelque chose ne fonctionne pas.
Mais en communication, particulièrement, je veux retrouver une personne derrière ce qui est publié.
Si j’écris sous mon nom ou au nom d’un projet dont j’ai la responsabilité, je dois pouvoir assumer ce qui sort.
Et pour ce portfolio, on s’est d'ailleurs donné une règle assez simple :
« Si une phrase pourrait être publiée par n’importe quel étudiant en communication sur LinkedIn, elle dégage. »
L’IA est un très bon assistant.
Je peux lui déléguer énormément de choses.
Pas la responsabilité du résultat.